2010 Année de toutes les musiques - CG62 - Le 19 Mai 2012 - 23h56
Les informations contenues dans cette page ne sont valables avec certitude que jusqu'à cette date et heure.
Vous êtes dans : L'année de toutes les musiques > Reportages > Rencontres d'artistes > Le Petit Orphéon, des rêveries musicales en Côte d'Opale
Marc Gosselin joue ce qu’il aime, ce qui le touche… il joue la vie tout simplement, loin des modes et des tendances. Avec sa compagnie musicale "le Petit Orphéon", il nous emmène dans des univers où les mélodies racontent des histoires, celles que l’on invente soi-même.
Basée depuis plus de dix ans sur le Côte d’Opale, le Petit Orphéon propose sept spectacles musicaux, du plus intime au plus festif. Jouer du violon le long d’une ballade nature avec "Les imaginaires", saliver en musique devant "La tarte aux pommes", danser sur les airs populaires du Nord avec "Cap Trad"… Les spectacles du Petit Orphéon sont toujours des moments magiques
Marc Gosselin commence la musique à l’âge de huit ans, au Conservatoire de Boulogne-sur-Mer. Il acquiert d’abord les rudiments du solfège, puis apprend à la fois le piano et le violon. Enfant, j'ai pratiqué différentes activités : chorale, instruments et dessin, cela a éveillé ma curiosité et ma sensibilité. Comme beaucoup d'adolescent, j'étais particulièrement attiré par les musiques actuelles. Mon premier 45 tours, c’était Comme Toi de Jean-Jacques Goldman ! Durant mes temps libres j’écoutais les musiques du moment et je tentais de les reproduire. C'était comme un jeu, une application ludique de l'apprentissage plus classique du conservatoire.
Très vite, Marc fait une nouvelle découverte : le jazz. Un univers entier s’ouvrait à moi ! J’avais l’impression de tout redécouvrir, d’avoir tout à apprendre. Le jazz et les musiques improvisées m’ont offert une liberté qui a pris une place importante dans ma façon de créer. Le Conservatoire m’a apporté une rigueur et une technique. Le jazz m’a appris à jouer avec le cœur.
Le jeune musicien signe ses premiers contrats à l’âge de 16 ans. J’avais très envie de jouer en public, alors je proposais du piano-bar dans les cafés et les restaurants de la région. J’ai notamment joué au café de la Forêt au Touquet, là-même où Gainsbourg a joué !
De petits concerts en spectacles, Marc Gosselin creuse son sillon, celui d’une musique simple et authentique.
À la sortie du lycée, Marc saute à pieds-joints dans la musique. Il fait son service militaire à l’Orchestre Symphonique des Troupes de Marine à Versailles, puis se perfectionne en jazz à Paris. En 1998 il crée sa compagnie musicale le petit Orphéon, basée à Boulogne-sur-Mer. Elle regroupe aujourd'hui une quinzaine de musiciens et techniciens.
Quand je dis que je suis musicien, les gens me demandent si je suis passé à la télévision, si je côtoie des stars… Les médias de masse déforment la réalité du métier de musicien. Il y a des artistes très médiatisés, mais aussi des tas de musiciens moins exposés qui jouent dans des petites salles, des bals, qui travaillent en studio... Le métier de musicien peut être abordé de multiples façons, dans toutes les villes et tous les quartiers.
À cette échelle, l'artiste devient un acteur local, un point de repère au même titre que les commerçants. Combien se confient à leur boulanger, trouvent du réconfort auprès du buraliste? Je pense à nos interventions en milieu scolaire, à nos stages, aux répétitions publiques qui entretiennent un contact privilégié avec le public. Bien loin de la télévision, la musique permet un vraie proximité.
Avec le spectacle "Flûte, thé et bavardages", nous créons une rencontre très intime entre la population, la musique et nous. Entre les morceaux et les poèmes, nous discutons, échangeons des points de vue, des souvenirs… Nous investissons des lieux parfois isolés de la vie culturelle, par exemple des estaminets perdus en campagne, qui sont souvent le principal lieu de vie locale.
Un artiste est toujours fortement identifié avec son registre musical. Le public a besoin de ce point de repère. Il est donc difficile pour une seule personne de proposer plusieurs projets différents sans perdre le public. Une compagnie musicale est moins exposée à ce problème d’identification. Elle peut aborder des registres très différents, cela offre une vraie liberté
Au fil des spectacles du Petit Orphéon, les thèmes évoluent mais l'esprit reste le même : toujours suivre l'inspiration sans se préoccuper des modes. Le bonheur de jouer vrai, sans tricherie. Lorsque nous jouons au milieu d'une clairière en forêt par exemple, il n'y a pas d'artifices, simplement le décor magistral de la nature. Le public le ressent et la magie de la rencontre peut opérer totalement !
Tél. portable : 06 14 76 02 36
Courriel : petitorpheon@wanadoo.fr
Site internet : lepetitorpheon.com
www.marcgosselin.fr
Retrouvez le Petit Orphéon dans la forêt et les dunes d'Ecault le 19 juin 2010. En savoir plus
copyright 2010 Conseil Général du Pas-de-Calais - Mentions légales - Crédits