2010 Année de toutes les musiques - CG62 - Le 19 Mai 2012 - 23h22
Les informations contenues dans cette page ne sont valables avec certitude que jusqu'à cette date et heure.
Vous êtes dans : L'année de toutes les musiques > L'Agenda > Spectacles > Fantazie & voluntary, Contrepoints 62
Nielles-lès-Ardres, église
Type d'événement :
Festival
Territoire :
Calaisis
Horaires :
17h00
Coût :
Plein tarif : 3 €
Gratuit pour les moins de 18 ans, étudiants, demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active)
Marianne Muller, Martin Bauer et Liam Fennely, violes de gambe
Gilles Harlé, orgue
Orlando GIBBONS (1583 - 1625) Fantasia à deux - Fantasia à trois no. 18, 19 et 22, Ground
Mathieu LOCKE (1621 - 1677) Suite en do mineur
John BULL (1562 – 1628) In nomine
William BYRD (1543 – 1623) Fancy - In nomine à 4
Henry PURCELL (1659 – 1695) Voluntary en ré mineur - Voluntary en sol majeur - Fantasia no. 1, 2 & 3
Un consort pour un répertoire immense qui accompagne la métamorphose de la musique instrumentale de la Renaissance à l’ère baroque. Dans toute l'Europe du XVIIe siècle, le consort de violes se veut fantaisie, selon l'idéal humaniste, c'est-à-dire recherche savante, ricercar, à l'imitation des grandes polyphonies vocales auxquelles son répertoire emprunte librement. Il se transforme parfois en "mixed consort" en ajoutant voix ou instruments. Lorsque l'opéra supplante le madrigal, au tournant du XVIIe siècle, c'est en Angleterre que se réfugie le consort de violes.
L'esthétique baroque mêlée au fort héritage contrapuntique de la Renaissance mène le répertoire sur des voies d'une rare richesse, d’une modernité parfois étonnante et encore trop peu explorées de nos jours. Le consort de violes a très vite été accompagné d'un clavier, épinette ou orgue. Jusqu'aux fantaisies de Purcell, cette pratique, sans être obligatoire, était naturelle. L'instrument "invité" pour le programme d'aujourd'hui est aussi l'instrument roi de ce lieu. Nous aurons, de plus, la chance d'entendre cette musique jouée sur un orgue XVIIe , à un moment où, durant la seconde moitié du siècle, l'orgue français et l'orgue anglais avaient des caractéristiques esthétiques similaires. Le mélange des timbres, dans un espace enrichi, élargi, donne donc des couleurs que l'on peut imaginer proches de ce que les compositeurs concevaient à l’époque.
Concert programmé dans le cadre de Contrepoints 62, le festival des orgues du Pas-de-Calais, du 17 septembre au 10 octobre 2010. De la musique ancienne à la création contemporaine, solistes, chœurs et orchestres font de ce festival un moment incontournable de la vie culturelle du nord de la France. Les orgues du Pas-de-Calais constituent un patrimoine de plus de 150 instruments, dont 26 protégés au titre des Monuments historiques.
Après un cursus complet à la Schola Cantorum de Paris dans la classe d’instruments anciens, Marianne Muller poursuit ses études au Conservatoire Royal de La Haye, au Pays-Bas, auprès de Wieland Kuyken, où elle obtient le diplôme de soliste. Actrice et témoin du renouveau baroque depuis plus de vingt ans, elle mène une carrière de concertiste.
Ses qualités de soliste et de chambriste la conduisent en Europe, aux États Unis, au Mexique, au Brésil, en Israël, et jusqu’en Inde.On a pu l’entendre dans le cadre de festivals renommés tels ceux de Bruges, Saintes, Sablé, Utrecht et au sein d’Ensembles comme, notamment, La Chapelle Royale, Akademia, Hespérion XXI, ou encore Les Nièces de Rameau. Elle est aussi à l’initiative de l’Ensemble Spirale. Titulaire du C.A. de Musiques Anciennes, elle est professeur au Conservatoire de Lyon. Son goût toujours croissant pour la musique contemporaine, son vif intérêt pour le théâtre et pour la danse, lui ont régulièrement permis de présenter des créations dans ces différents domaines, renouvelant encore les possibilités de son instrument et de son interprétation.
Martin Bauer fait ses études musicales au Conservatoire de Strasbourg. Il y étudie la flûte à bec avec Élisabeth Gros puis Alain Sobczak et la viole de gambe avec Michel Holveck. Il obtient, pour chacun de ces deux instruments, une première médaille. Il pratique le piano, le clavecin et le violone (contrebasse baroque) en cours privés et se perfectionne au Conservatoire de Bruxelles, dans la classe de Wieland Kuijken, où il obtient son diplôme supérieur et intègre alors la classe de Paolo Pandolfo à Bâle.
Il côtoie de nombreux artistes dans différents domaines comme la musique improvisée, le théâtre, la danse baroque et contemporaine. La compagnie l’Échappée et Fred Lescure lui confient une création de danse contemporaine. Parallèlement à ces investigations dans la musique actuelle, Martin Bauer travaille principalement la musique ancienne et participe à de nombreuses productions qui l’invitent en tant que gambiste : Le Poème harmonique avec Vincent Dumestre, le Parlement de musique, la Fenice, Doulce Mémoire, l’ensemble Poïésis ou encore B’Rock. Dans ses différents enregistrements pour les labels Zig-Zag, Territoires, Alpha et Accent, ses interprétations sont généralement remarquées.
Parallèlement à sa formation musicale, Liam Fennelly fait des études de langues et de littératures orientales. Il se tourne ensuite définitivement vers la viole de gambe et étudie auprès de Wendy Gillespie et de Wieland Kuijken. Il obtient son Diplôme Supérieur au Conservatoire Royal de Bruxelles. Liam Fennelly se produit en Belgique et à l’étranger avec différents ensembles spécialisés dans les répertoires médiéval, renaissance, et baroque. Il participe aussi à de nombreux enregistrements radio et discographiques. Egalement très actif dans le domaine du théâtre contemporain, il se produit notamment avec les compagnies "Les Ballets C de la B", Muziek Lod ou encore Hardt Machin.
Après avoir débuté l’orgue auprès de Jean Costa, Gilles Harlé travaille successivement avec Xavier Darasse (Médaille d’Or CNR de Toulouse), Odile Bailleux (Paris) et Michel Radulescu (Vienne). Il effectue par ailleurs des études d’écriture et d’analyse au CNR de Toulouse, de direction d’orchestre au CNR de Rueil-Malmaison et à la Hochschule für Musik de Vienne, de clavecin au CNR de Paris. Lauréat des Concours internationaux de Toulouse en 1981, Bruges en 1982 et Innsbruck en 1986, Gilles Harlé enseigne l’orgue au Conservatoire de Meaux et le clavecin au Conservatoire de Bourg-la-Reine, de même qu’il est titulaire de l’orgue des Billettes à Paris. Parallèlement à son activité de concertiste en France et à l’étranger, il se produit au sein de divers ensembles tels La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, La Chapelle Royale, Sagittarius, Les Jeunes Solistes, Ars Nova ou encore La Simphonie du Marais.
copyright 2010 Conseil Général du Pas-de-Calais - Mentions légales - Crédits